Comment se préparer pour un voyage ou une compétition en altitude?

Dernière mise à jour : 23 juin

Un voyage en altitude ça ne s’improvise pas. C’est un environnement où l’oxygène se fait d’autant plus rare que l’altitude est élevée en raison de la baisse de la pression atmosphérique. Dès 2500 mètres, ce qui représente déjà une diminution de plus 20% d’oxygène, notre organisme ressent déjà le stress de l’hypoxie. Qu’il s’agisse de l’ascension d’un sommet ou d’une compétition, d’un trek ou d’un simple voyage d’agrément, tout séjour en altitude nécessite une phase de préparation. Cette préparation, qui comprend différents volets, a pour objectif d’éviter une contre-performance sportive, mais surtout de limiter au maximum le risque de développer une maladie d’altitude ou de déséquilibrer une maladie préexistante.





L'altitude la vraie !


Le niveau d’entraînement du sportif ou du voyageur est un facteur essentiel de réussite. Selon l’envergure du projet en altitude et le niveau de condition physique préalable, il peut s’avérer nécessaire de se préparer plusieurs mois à l’avance. SportAltitude dispose de salles d’entraînement en altitude simulée (hypoxie) qui permettent de préparer l’organisme de façon optimale. Des entraînements intermittents réalisés à une altitude située entre 3200 et 3500 mètres permettent effectivement d’améliorer notablement la condition physique, sans avoir à se déplacer en montagne. Les changements physiologiques les plus importants se feront au niveau des muscles et spécifiquement en terme de rendement musculaire. Etant donné qu’il s’agit de séances courtes d’une heure, il n’y aura en revanche pas d’effet sur l’augmentation du nombre de globules rouges. Pour obtenir cet effet, il faudra séjourner plusieurs jours consécutifs en altitude. Dans les semaines qui précèdent le départ, un bilan médical est également indispensable, particulièrement pour les personnes dont l’état de santé nécessite habituellement un suivi régulier. Il faut s’assurer qu’il n’existe pas de contre-indication médicale à séjourner en altitude.



Dormir à 3000 mètres ?

Toute personne n’ayant jamais dormi à plus de 3000 mètres d’altitude devrait également consulter un médecin spécialiste de l’altitude. La capacité à tolérer l’altitude est en effet différente d’un individu à l’autre, approximativement 5% de la population ne supportant pas de séjourner en altitude au-delà de quelques heures. Cette tolérance peut être investiguée dans le laboratoire de SportAltitude en réalisant un test en hypoxie. Ce test, qui est réalisé sur un cycloergomètre relié à un simulateur d’altitude, permet de quantifier la réponse de l’organisme exposé à la haute altitude. Selon le résultat obtenu, le médecin donnera des recommandations personnalisées. Dans certains cas spécifiques, il sera amené à modifier la planification du voyage, voire exceptionnellement à prescrire un médicament. Autant de bonnes raisons de contacter le Centre SportAltitude pour réserver une première séance d’entraînement gratuite, voire de contacter la consultation de médecine de montagne.


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